PARENTS : FINI DE RAM (ER)

Interview d’Astrid Surget, Responsable du service accueil petite enfance de la ville de Nantes

Dossier : Mode d'accueil du jeune enfant

Pour aider les parents parfois anxieux ou simplement démunis devant la tâche, de nombreuses villes créent des espaces dédiés pour informer, guider et soutenir l’adulte dans sa recherche d’une solution d’accueil pour son petit. Nous avons sollicité Astrid Surget, Responsable du service accueil petite enfance de la ville de Nantes pour nous éclairer sur les démarches à effectuer… Rencontre.

›  Finis les RAM, bonjour les Relais accueil petite enfance. Pourquoi ?
Les relais ont été créés en 2011 pour faciliter la vie des familles. C’est un guichet unique qui a pour vocation d’informer sur l’ensemble des modes d’accueil, qu’ils soient collectifs, individuels. Les parents y sont reçus par une secrétaire ou une animatrice (il n’y a que des femmes – NDLR) spontanément ou sur rendez-vous selon la demande. Les animatrices sont amenées à répondre sur des points très précis comme : la simulation de fiches de paie ou comment préparer le premier entretien avec une assistante maternelle, etc. C’est de l’accompagnement, mais ce sont bien les parents qui doivent faire les démarches.

›  Beaucoup de parents préfèreraient mettre leur enfant en multi-accueil municipal ou associatif. Y-a-t ‘il réellement une raison ?
Les parents pensent souvent que leur enfant sera mieux dans un multi-accueil mais ce n’est pas forcément le cas. De plus, les assistantes maternelles sont aujourd’hui très encadrées et peuvent avoir, comme ailleurs, des projets pédagogiques et des temps de rencontres pour favoriser la sociabilisation des enfants.

›  Comment sont attribuées ces places si convoitées ?
Les parents peuvent faire jusqu’à 4 choix en multi-accueil municipal et 4 en multi-accueil associatif, mais une attention particulière est accordée aux personnes à faibles revenus, aux familles monoparentales ou aux enfants (ou parents) en situation de handicap. Le regroupement de fratrie est également un critère mais toutes les typologies de familles ont une chance puisque l’équilibre des âges et la mixité sociale sont d’autres paramètres pris en considération. Depuis 2018 à Nantes, quatre commissions ont lieu par an (trois auparavant). En revanche, il faut comprendre que les admissions dans les lieux d’accueil se font essentiellement en septembre, lorsque les « grands » rentrent à l’école maternelle. Quelques places se libèrent également en janvier pour les mêmes raisons. Généralement, l’ensemble des demandes est comblé en septembre mais pas forcément par le premier choix. Les assistantes maternelles représentent le plus grand pourcentage de capacité d’accueil.

›  Il existe donc « vraiment » des familles prioritaires ?
Ce sont plutôt des situations prioritaires. Pour les personnes en recherche d’emploi ou en insertion, un accueil occasionnel est possible. Toutefois, prioritaire ne veut pas dire de droits. S’il n’y a pas de places disponibles, nous ne pouvons rien proposer !

›  Un truc à éviter ?
Certains parents pensent qu’annoncer une amplitude horaire de 8h30 à 18h30, 5 jours sur 7, leur donne plus de chance d’accéder à un accueil collectif. Ce n’est pas forcément le cas. Il faut toujours être sur les besoins réels pour ne pas se tromper.

Propos recueillis par Valérie MARION

Pour tout savoir sur l’accueil individuel des petits, notamment suite à un refus en collectif, la Ville de Nantes organise un forum le 2 juin au matin salle festive Nord (73 Avenue du Bout des Landes 44300 Nantes).

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L’ACCUEIL À NANTES EN CHIFFRES (2013)
45% des enfants sont gardés par la famille (mère/père au foyer, congé parental, garde par l’entourage familial)
2004 places en multi-accueils municipaux,
1590 places en multi-accueils associatifs
2930 places chez les assistant.e.s maternel.le.s
330 places en crèches et micro-crèches privées