1
avril
2015

FAMILLES : TOUTES DIFFÉRENTES ! TÉMOIGNAGES

Garde alternée, famille nombreuse express ou sans enfant… Des familles témoignent.

GARDE ALTERNÉE TOUT CONFORT !

Laurence C., maman de Lise – 7 ans ½, et Jessie É., maman de Faustine – 6 ans, et Lou – 10 ans.

Laurence et Jessie ne sont pas un couple, mais elles ont tout d’une famille. Depuis un an, elles vivent ensemble dans un grand appartement, tout confort. Finis les petits apparts à dormir sur le canapé-lit pour laisser la chambre aux enfants… Aujourd’hui, c’est deux coins nuits distincts avec salle de bains, quatre chambres et un salon donnant une terrasse ! La grande vie ? Pour ces deux amies qui se côtoyaient très régulièrement, anticiper les choses et parler permettent d’éviter qu’une bonne idée devienne un cauchemar. À chacun son rôle, chacun sa place… Qui sort les poubelles ? Qui fait les courses ou le dîner ? Comment trouver sa place quand une partie des enfants de la maison n’est pas là ? Une étape transitoire dans leur vie qui va bientôt se terminer puisque l’amour est venu frapper à leur porte (en en laissant une sur le carreau, c’est moche !). Les avantages ? Le loyer et une fratrie de cœur pour nos enfants. Les principales difficultés ? Se caler sur les rythmes de chacun, on appréhendait mais la configuration de l’appart à contribuer à pallier cette difficulté. Une ânerie entendue ? Vous n’allez jamais trouver de mec ! (Rires) Non, les réactions de nos entourages ont été plutôt positives.

 

QUATRE ENFANTS EN DEUX ANS

Stéphane L., père de Cyrus et Auguste – 6 mois et beau-père de Jairo Enrique – 13 ans et Yesid Andrés – 8 ans.

Stéphane est un aventurier. Lorsqu’il vend son agence de communication pour partir faire le tour du monde, ce baroudeur solitaire n’imaginait pas revenir en France quelques années plus tard avec quatre enfants ! Il est dans les Caraïbes lorsqu’il tombe malade et se réfugie chez des amis en Colombie. Il y rencontre une femme, Soraya. Il tombe amoureux, monte une affaire sur place et, deux ans après leur rencontre, il rentre en janvier en région nantaise avec Soraya, leurs deux fils et ses deux beaux-fils. Et si Stéphane souhaite témoigner, c’est qu’il est heureux. Heureux de sa nouvelle vie, heureux de l’accueil qu’on a réservé à sa famille, lui qui était parti en pensant que la France était devenu un pays individualiste où plus personne ne se préoccupait des autres. Maintenant, leur vie est ici, notamment parce que Soraya n’avait jamais vécu un tel sentiment de sécurité… Comme quoi, on n’est si mal lotis !

Les avantages ? Une meilleure éducation pour l’avenir des enfants et la sécurité.

Les principales difficultés ? L’administration ! Un sac de nœud entre la France exigeante et la Colombie désorganisée et corrompue. Une ânerie entendue ? Surtout, ne reviens pas en France.

 

CE SERA SANS, MERCI !

Patricia B., 46 ans.

Si, comme pratiquement tout le monde, l’envie d’avoir des enfants a quelque peu taraudé Patricia, elle a toujours trouvé des alibis suffisamment forts pour ne pas passer à l’acte. Un travail passionnant et prenant, de nouvelles rencontres fréquentes, des déplacements… sa carrière la porte. Évidemment, autour de la trentaine, la question lui est posée de manière récurrente mais pas forcément de la part de son compagnon du moment : « les hommes qui ont compté dans ma vie ont toujours compris mon choix mais certainement qu’ils n’étaient pas dans une recherche absolue de paternité ! ». Pourtant la vision de la famille de Patricia est assez classique, elle pense qu’il faut donner du temps à ses enfants, elle qui en a manqué avec ses parents. Active mais pas égoïste, elle arrive à ne pas se projeter : « le monde est assez pourri pour ne pas enfanter ». Cela-dit, elle imagine qu’elle pourrait adopter vers 50 ans : « c’est un mode de vie. Actuellement, je ne suis pas isolée, j’ai une famille que j’ai choisie et je n’ai pas de regrets. Mais peut-être qu’en étant plus disponible, je pourrais offrir de l’amour à un enfant qui en a besoin. »

 

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