29
novembre
2019

Le réchauffement climatique vu par notre stagiaire de troisième

Article du dossier :
"POUBELLE LA VIE !"

En accueillant Sixitine, élève de 3e au collège Saint-Stanislas et jeune fille impliquée sur la question écologique, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant qu’elle nous parle de sa vision de cette problématique. Elle nous a donc écrit un petit topo, un article avec ses mots et ses références.

Bonjour, Je m’appelle Sixtine, j’ai 14 ans et je suis une adolescente qui essaye de se faire une place dans la société. Depuis que je suis toute petite, le monde change sans vraiment que je m’en aperçoive. Pourtant, les faits sont là : 2018 était l’année la plus chaude jamais enregistrés en France avec +1,4 C° par rapport à la normale* ; cependant je suis sûre que la température n’a pas fini de monter et cela est notre faute, à nous, humains.

Il y a quelques semaines, je voyais un reportage sur le changement climatique ainsi que sur la pollution de la planète. J’ai été profondément bouleversée par l’état dramatique de notre Terre dont nous ne prenons pas soin alors qu’elle est pourtant essentielle à notre vie. J’ai peur pour mon avenir, pour le monde, pour ma vie future mais aussi pour celle des enfants que j’aurai plus tard. Je me demande quelle sera la température d’un hiver en France, s’il faudra porter des masques à gaz à cause de la pollution, si l’air sera frais quand j’ouvrirais ma fenêtre le matin. Je me demande s’il y aura encore de la neige dans les Alpes ou même si de très grandes villes comme Tokyo ou Pékin seront toujours habitables.

Ces derniers mois, un très grand nombre de jeunes sont descendus dans la rue pour attirer l’attention des hauts dirigeants et demander des actions concrètes, de l’aide et du changement. Le 15 mars 2019, 10 500 étudiants, lycéens ou collégiens ont défilés à Nantes avec de grandes pancartes comme « Quand je serai grand, je voudrai être vivant », « There is no planet B » ou encore « Quand c’est fondu c’est foutu ».

Mais que revendiquons nous ?
Nous voulons cesser les émissions de gaz à effet de serre, mettre fin à l’extraction des combustibles fossiles, augmenter les énergies renouvelables, développer les transports en commun et faire disparaître le septième continent de plastique dans l’océan Pacifique.

Les ambitions de l’État et des citoyens
La France a fait voter une loi le 11 septembre 2019 nommée « L’urgence écologique et climatique ». Elle vise à atteindre la neutralité Carbone vers 2050, à réduire de 40% les énergies fossiles d’ici 2030, envisage la fermeture des quatre dernières centrales de charbon ainsi que diverses mesures pour soutenir le développement des énergies renouvelables. Aux dernières élections Européennes, le parti écologique était en tête des voix chez les jeunes avec 25% chez les 18-24 ans et 28% chez les 25-34 ans. Les citoyens et le Gouvernement veulent faire avancer le monde.

Ceux qui n’y croient pas
Malgré les dizaines de preuves du réchauffement climatique, il existe sur Terre un grand nombre de climato-sceptiques, qui refusent de croire en un avenir menaçant pour la Planète Bleue. Trump, l’un des hommes les plus puissants du monde est le climato-sceptique le plus connu. Mais alors comment les convaincre qu’il faut agir ? Comment se faire entendre par tous les Hommes qui sont ignorants sur le climat ? Ou par ceux qui refusent de voir la vérité pour des raisons économiques et/ou financières ?

Choisir, c’est agir
Comment pouvons-nous réduire l’impact du réchauffement climatique, nous, citoyens consommateurs ? Un producteur de bananes, par exemple, importe ses fruits de Martinique et les vend dans un sac plastique. Sa production est donc mauvaise pour l’écologie parce que ses bananes ont été importées en France sur un gros bateau qui pollue beaucoup et le plastique qui entoure les fruits finira peut-être dans les océans.

Comment arrêter cela ?
Peut-être pourrions nous écrire au marchand de bananes pour lui dire qu’il faudrait arrêter de vendre ses fruits dans un plastique polluant et de les importer de l’autre bout du monde mais il y aurait peu de chance d’obtenir une réponse. Ou alors nous pourrions tout simplement arrêter de manger ces bananes et essayer de choisir des fruits de saison et qui viennent de France. Si plus personne ne veut acheter les bananes polluantes, alors le producteur se remettra surement en question et essayera de vendre quelque chose de plus écolo.

Et si on achetait bio ?
Oui, manger bio est beaucoup beaucoup plus cher que les aliments basiques. D’après Decod’Eco**, le bio coûte 79% plus cher que l’agriculture traitée. Mais manger bio, c’est manger sain : pas d’OGM (Organisme Génétiquement Modifié) ni de pesticides dans l’agriculture biologique ! Consommer des produits biologiques c’est aussi manger mieux : en général, les aliments bio sont locaux et récoltés à maturité. De plus, manger bio ne pollue pas les sols et les nappes phréatiques avec des pesticides.

Et si on achetait moins ?
Les objets comme les meubles ou les jeux peuvent être réemployés et réutiliser par différentes personnes. C’est donc une forme de recyclage et en plus, ça coûte moins cher ! Le premier janvier 2020, les gobelets, assiettes et verres en plastiques jetables seront interdit en France. En 2021, ce seront les pailles, couverts, touillettes et autres objets de ce genre qui disparaîtront de la circulation. Tout cela pour éviter la pollution des mers. 98% des cotons tiges ne sont ni recyclés ni recyclables. Il reste donc un grand travail à effectuer.

Chacun peut agir à sa façon pour le climat

Il y a quelques jours, mes parents évoquaient leur souhait que je fasse une conduite accompagnée pour mes 15 ans, c’est-à-dire apprendre à conduire dès l’année prochaine. Je me suis dit « À quoi bon savoir conduire une voiture si je sais que cela polluerait énormément et en plus j’aurais une chance de faire partie des 4 000 victimes d’accidents de voiture par an ? » Et puis, conduire une machine responsable de 15% des gaz à effets de serre n’est pas mon rêve absolu. De plus, marcher dans le froid est très bon pour la santé, cela augmente notre exercice cardiaque et cela ne fait de mal à personne de prendre l’air frais et pur. Donc non, vraiment, je n’ai aucune envie de faire une conduite accompagnée !

On peut se poser des milliers de questions sur le réchauffement climatique. On peut aussi en rajouter une bonne centaine si on essaye de trouver des solutions. Faut-il manger moins de viande ? Ou même arrêter complètement et devenir vegan ? Si on mangeait ne serait-ce que deux fois moins de viande par jour ce serait un grand pas de fait. Vous rendez vous compte que 2 000 bêtes sont tuées par seconde, soit 65 milliards d’animaux par an (d’après Le Monde) ? Et Vegactu*** nous informe qu’en mangeant de la viande vous avez quatre fois plus de probabilité d’avoir un cancer mortel que si vous étiez végétarien ! Cela nous donne à réfléchir sur notre mode de consommation.

Ma conclusion

Les jeunes ont tous une vision différente de l’écologie : ceux qui s’en fichent, ceux qui s’en préoccupent un peu, ceux qui sont à fond, ceux qui donneraient leur vie pour la planète, ceux qui savent qu’il faut faire mais qui ne font pas, ceux qui ne comprennent pas et il y a moi, qui se pose pleins de questions auxquelles je n’ai pas toujours la réponse mais je réfléchis à mon avenir et mets des solutions en place. Peut-être que si j’aide, que si nous participons tous dans cette lutte contre le réchauffement climatique nous arriverons un jour à nos objectifs et mes peurs ne seront que des cauchemars irréels.

Sixtine C.

* Moyenne de référence sur les 30 dernières années
**Decod’Eco : Une série d’animations pour expliquer l’actualité économique aux adolescents. Tout est sourcé et vérifié
***Vegagtu : Est le site idéal pour tous les vegans : recettes, livres, sport…

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