4
avril
2016

LE TÉMOIGNAGE DE SOPHIE

Sophie est éducatrice spécialisée depuis 23 ans. Elle travaille depuis longtemps en IPEAP (Institut Pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés), actuellement sur le groupe des petits. Elle revient pour nous sur un quotidien institutionnel riche et évolutif. Johanna, stagiaire éducatrice, remarque une constante atmosphère de bonne humeur.

Qu’est-ce qui aujourd’hui facilite la prise en charge des enfants de l’IPEAP ?

La clef, c’est incontestablement le travail conjoint avec les parents. Il faut savoir que ce travail n’a pas toujours été existant… L’éducateur a pourtant ce rôle d’interface entre la famille et l’enfant. Il faut dire aux familles de quoi est capable leur enfant. Il y a un travail d’accompagnement important avec la famille. On peut également souligner les avancées médicales, les appareillages récents, qui permettent à l’enfant d’être autonome de plus en plus tôt. Parfois, ces appareils sont contraignants, mais ces progrès permettent aussi à l’enfant de se mouvoir seul. Ici, pour le bien-être des enfants, il faut ritualiser les temps, en les accompagnant au mieux dans leur quotidien. Le lien avec l’enfant se crée particulièrement autour des activités éducatives, qui se déroulent dans la bonne humeur. On est content d’être ensemble. On porte ça, tous, ce bonheur partagé.

Ces activités, quelles sont-elles ?

Sur mon groupe, ce sont des enfants qui n’ont pas de communication verbale, donc on travaille beaucoup autour des 5 sens. Tout ce qui est sensoriel, le toucher, les odeurs… Des supports comme la musique, la danse, la peinture fonctionnent très bien. Nous avons par exemple un atelier avec une harpiste. Ils adorent également l’atelier cuisine, très riche au niveau du toucher, des odeurs… Nous faisons aussi beaucoup de sorties extérieures. Il ne faut pas oublier que ce sont avant tout des enfants ! Et que la dynamique de groupe conditionne l’ambiance. Ils sont en miroir avec les éducateurs… Très souvent, la bonne humeur et les éclats de rire ponctuent la journée. C’est important, pour eux comme pour nous.

Propos recueillis par Elsa Gambin

Merci à l’association APAJH, à Mr Albert, Mr Pluvinage, Mme Michaud, Mme Langa-Mora, ainsi qu’à tous les jeunes qui ont accepté ces entretiens formidables de bonne humeur. Merci à Céline C., maman de Juliette. Merci à Sophie et Johanna, éducatrices.

PARTAGER CET ARTICLE