27
septembre
2016

TÉMOIGNAGE 1

Article du dossier :
"MONTER SA BOÎTE"

Depuis juin 2011, Marie s’est lancée. Cette passionnée des sciences du langage, diplômée de la Sorbonne Paris 4, quitte la communication pour monter son activité, une école d’apprentissage de l’anglais avec une méthode d’acquisition naturelle. Retour sur son parcours.

Comment en vient-on à monter une école d’apprentissage de l’anglais pour les petits (1 à 10 ans)  ?
Lorsque j’étais enfant, je n’ai pas eu le choix. Mes parents m’envoyaient tous les étés en Angleterre pour parfaire mon anglais. Étonnamment, j’y ai rencontré le père de mes enfants, des jumeaux de 10 ans. Je m’ennuyais dans mon activité professionnelle et, suite à un bilan de compétences, j’ai eu envie de travailler avec les enfants dans le langage. J’ai complété ma formation de linguiste en me formant à la méthode d’éveil à la langue par la musique appelée Kindermusik, au story telling auprès du British Council et en parallèle une formation de Business Owner.

Se former, communiquer… cela demande-t-il beaucoup d’investissement  ?
L‘investissement est surtout personnel. Pour le reste, j’ai fait au minimum mais avec exigence. La formation et l’investissement pour les instruments m’ont coûté 1500 euros. Pour une telle somme, je ne suis pas passée par les organismes prêteurs. C’est ma famille qui a subventionné mon activité. En revanche, la CCI a été de bon conseil pour trouver le statut adéquat à mon entreprise. Après six ans d’activité, la question de l’investissement se repose pour développer et pourquoi pas embaucher, mais ce n’est pas facile, c’est prendre un gros risque car dans mon métier, chaque année, tout est remis en question.

Embaucher ?
C’est parfois difficile d’être seule surtout que je n’ai pas le don d’ubiquité ! Aujourd’hui, le chiffre d’affaires est en constante augmentation. La première année, je n’avais que 25 élèves. Aujourd’hui, ils sont 75 de plusieurs niveaux. C’est un peu le maximum alors que la demande des parents est de plus en plus forte. J’accueille des élèves de Nantes, de Rezé ou Orvault, mais aussi de Clisson, Saint-Nazaire, Cholet ou Angers.

Et si c’était à refaire ?
Sans hésitation, oui ! je le referais. Cela m’a appris à prendre confiance en moi, à acquérir de l’assurance. Ça m’a donné du courage et c’est gratifiant et encourageant pour la suite. De plus, si je travaille beaucoup avec le périscolaire ce qui m’oblige à rentrer tard le soir, cela me permet aussi de passer des moments privilégiés avec mes enfants comme le déjeuner en semaine par exemple. C’est une vraie liberté, et même s’il demeure une part d’appréhension, je garde mon enthousiasme.

On peut s’inscrire à la Mariapop School jusqu’au mois de janvier. Pour connaître les méthodes employées par niveaux, les horaires, etc.
rendez-vous sur → mariapopschool.com

Propos recueillis par Valérie MARION

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